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Full text of "L'élevage de la chèvre au Canada."

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MAIN LIBRARY OF THE 
DEPARTMENT OF AGRICULTURE 

OTTAWA, ONTARIO 



Book No. k. 3. 0.4 

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This book should be returned thirty 
days from date of loan. No stamps are 
necessary. 



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L'ÉLEVAGE DE LA CHÈVRE 
AU CANADA 

Par 

A. A. MacMILLAN. B.S.A. 

CHEF ADJOINT, SERVICES DE CAMPAGNE 

DIVISION DE L'INDUSTRIE ANIMALE 

Geo. B. Rothwell, Commissaire 




MINISTÈRE FÉDÉRAL DE L'AGRICULTURE 

CANADA 




BULLETIN NO 177 










Publié par ordre de l'Hon. Robert Weir, Ministre de l'Agriculture, 
Ottawa, 1935 





Version française 

rar c. e. mortureux, b.s.a. 



L'élevage de la Chèvre au Canada 



L'élevage des chèvres est en progrès constant dans toutes les provinces 
canadiennes. C'est en Colombie-Britannique qu'il est le plus répandu, sans 
doute à cause de la nature montagneuse de la province et de la douceur du 
climat sur le littoral. Dans les autres provinces il est surtout pratiqué par 
les maraîchers et les résidents des faubourgs des villes. Dans le Nord de 
l'Ontario, et spécialement dans les districts miniers, la chèvre fournit du lait 
aux familles des mineurs et elle est avantageusement connue sous ce rapport; 
il en est de même chez les pêcheurs des Provinces Maritimes, établis le long 
des rivages rocheux de ce pays, qui trouvent que la chèvre fournit une bonne 
provision de lait pour la famille et ne coûte que très peu de chose pour l'entre- 
tien. 

Il y a au Canada des millions d'acres de pays pierreux et rocheux couvert 
d'herbe et de broussailles, qui convient admirablement pour les chèvres et l'on 
peut compter que la chèvre suivra le mineur et le bûcheron dans les régions du 
Nord et qu'il s'en élèvera de plus en plus. 

Le lait de chèvre est généralement employé en nature, par la famille, mais 
il s'en vend aussi beaucoup; il sert également à la fabrication de produits laitiers 
et la quantité de ces produits présentés sur le marché va croissant tous les ans. 

Les principales races de chèvres laitières que l'on trouve au Canada sont 
celles de Saanen (Gessenay), Toggenbourg et Anglo-Nubienne. Ces races 
paraissent s'accommoder de tous les climats de notre pays, pourvu qu'elles soient 
l'objet de soins raisonnables et qu'elles soient bien logées dans des locaux con- 
fortables, bien éclairés et bien ventilés. Ce sont là les races que l'on peut se 
procurer le plus facilement et l'on trouva chez elles une qualité suffisante et des 
types assez variés pour répondre à tous les besoins raisonnables. 

La chèvre de Toggenbourg, qui tire son nom de la Vallée de Toggenbourg 
en Suisse, où elle a pris naissance, rappelle le chevreuil par la vivacité de son 
allure et de son tempérament, mais elle est cependant des plus dociles. Sa 
couleur varie de fauve à brun, elle porte deux raies blanches sur la face; du 




Fig. 1. — Type de chèvre de Toggenbourg. 
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blanc autour des oreilles et de la queue et au-dessous des genoux; les marques 
de couleur de la chèvre de Toggenbourg sont établies depuis si longtemps qu'elles 
constituent un caractère dominant de la race, et les métisses de Toggenbourg les 
possèdent à un degré si marqué qu'on peut aisément les prendre pour des sujets 
de race pure. 

La chèvre de Saanen -(Gessenay) tire également son nom de son lieu 
d'origine dans les vallées de Saanen et Semnion, dans l'un des cantons du Nord 



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FlG. 2. — Chèvre Saanen typique. 

de la Suisse; elle est assez semblable à la chèvre de Toggenbourg, mais un peu 
plus grosse, avec une tête plus longue et plus forte. La couleur est blanche. 



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Fig. 3. — -Chèvre de Nubie. 



Ces deux races sont bonnes laitières; elles peuvent rapporter jusqu'à 5 à 6 
pintes de lait par jour au début de la lactation. Les sujets que l'on trouve sur 
ce continent et spécialement au Canada s'améliorent constamment, si bien qu'au- 
jourd'hui une chèvre de ces races qui ne produit pas 3 pintes de lait par jour ne 
mérite pas d'être conservée. 

La chèvre de Nubie (ou plutôt Anglo-Nubienne) est le produit d'un croise- 
ment entre des chèvres importées d'Asie en Angleterre et la chèvre anglaise 
indigène. Cette race est de plus grande taille que les races suisses, ses carac- 
tères principaux sont le nez romain et les longues oreilles retombantes. Elle ne 
donne pas en moyenne autant de lait que les races suisses, mais l'on prétend 
que ce lait est plus riche. Sa couleur varie de blanc à noir, toutes les couleurs 
sont permises. Les marques sont généralement fragmentées et tachetées. 



LA CONNAISSANCE DE L'ÂGE PAR LES DENTS 

La chèvre, de même que le mouton et la vache, ne porte pas de dents sur 
le devant de la mâchoire supérieure — simplement une couche de cartilage dur. 
Elle a huit dents de devant à la mâchoire inférieure, et avant l'âge d'un an 
ce sont là des dents de "suce", petites et coupantes, Vers l'âge d'un an, la 
paire du centre tombe et est remplacée par deux grandes dents permanentes. 





PREMIERE ANNEE 



Antenais 

DEUXIÈME ANNÉE 





TROISIEME ANNEE 



QUATRIÈME ANNÉE 




CINQUIEME ANNEE 

FlG. 4. — Comment on reconnaît l'âge d'une chèvre par ses dents 



6 

Entre le vingtième et le vingt-quatrième mois, deux autres grandes dents font 
leur apparition, une de chaque côté de la première paire. Deux autres encore 
font leur apparition dans la troisième année, et dans la quatrième année vient 
la dernière paire, une à chaque coin. Vers l'âge de sept ou huit ans, quelques- 
unes de ces dents peuvent se casser ou tomber, elles peuvent aussi disparaître 
avant ce temps par suite d'un accident. 

Souvent, cependant, les dents des chèvres se développent beaucoup plus 
vite, et beaucoup d'entre elles ont une dentition complète entre la deuxième et 
la troisième année. L'âge précis auquel les dents changent varie suivant les 
conditions dans lesquelles l'animal a été élevé. 

L'UTILITÉ DE LA CHÈVRE 

On a dit, et avec raison, que la chèvre est la vache du pauvre; cette défini- 
tion est très juste car cette bête est d'un entretien très économique, mais il ne 
faut pas oublier que la chèvre, de même que tous les autres animaux de la 
ferme, exige de bons soins et une bonne alimentation, et que celles qui sont 
négligées ne donnent souvent que de pauvres résultats. 

Voici les principaux avantages que présente l'élevage des chèvres: 

1. On peut acheter pour une somme d'argent modique un certain nombre 

de femelles d'une bonne souche qui, bien soignées et bien entretenues, 
fournissent à la famille une provision continuelle de lait toute l'année. 

2. Les frais, en fait de bâtiments et de matériel, sont modiques. 

3. La plupart des enfants se prennent d'affection pour les chèvres et 

apprennent bientôt à en prendre soin. 

4. Beaucoup de gens demeurant sur des petites fermes ou des jardins 

maraîchers près des villes peuvent garder une couple de chèvres sans 
avoir à faire de grosses dépenses sur l'achat de fourrages, et le lait 
nécessaire à la famille leur revient ainsi à très bon marché. 

5. Les enfants qui apprennent à aimer les chèvres et à en prendre bien 

soin, se préparent ainsi à l'élevage d'autres bestiaux. 

MARQUES D'UNE BONNE LAITIÈRE 

Si vous vous proposez d'acheter une chèvre laitière, allez toujours chez un 
éleveur qui a développé une espèce de bonnes laitières. Autant que possible, 
voyez le père et la mère de la chèvre, et jugez par l'excellence générale des 
femelles et du bouc si l'éleveur a fait une sélection en vue de la production de 
lait. Il est bon également de voir le troupeau pendant la traite. 

Prenez toujours de préférence une chèvre bien développée, qui a l'air intel- 
ligent, le dos solide, de bons pieds et de bonnes pattes, une peau souple et un 
poil fin. Une bonne laitière a une forme en coin, c'est-à-dire le garot est saillant, 
les omoplates sont compactes, bien noyées dans le corps, les côtes bien arquées, 
profondes, indiquant une bonne constitution, la panse grosse, et il y a une bonne 
longueur entre les hanches et la naissance de la queue. 

La tête d'une bonne chèvre laitière est raffinée et tout à fait féminine, 
les yeux sont gros et vifs, les oreilles bien attachées; le cou est mince et 
s'ajuste bien dans les épaules; c'est là une indication de force et de bonne 
constitution ; le corps doit être bien proportionné, tout en laissant beaucoup 
de place pour l'estomac. Les quartiers de derrière sont longs, égaux, les 
cuisses minces, laissant beaucoup de place pour un pis large, remontant haut. 

Les fontaines du lait sont grosses et placées bien en avant. Les veines mam- 
maires sont longues et tortueuses. Le pis avant la traite doit être plein et bien 
équilibré, s'avançant bien sur le devant et remontant bien en arrière. Après la 
traite le pis est mince, élastique, ne donnant aucune indication d'être charnu. 
Les trayons sont bien écartés l'un de l'autre, et ils ont une bonne longueur pour 
qu'ils puissent être facilement saisis dans îa paume de la main. 



La douceur du tempérament est une qualité très désirable chez les chèvres 
laitières. Les chèvres nerveuses sont généralement plus difficiles à soigner et 
à traiter que les sujets dociles et beaucoup d'entre elles sont peu aptes à la 
reproduction. 

CONSEILS POUR LE DÉBUTANT 

Avant de se mettre à élever des chèvres, il faut être sûr de pouvoir leur 
fournir des pâturages ou des fourrages suffisants pendant l'été et de pouvoir 
produire les principaux aliments d'hiver, afin de ne pas avoir à faire de gros 
achats d'aliments. Lorsque vous saurez à quoi vous en tenir au point de vue 
des pâturages et des aliments, il faut ensuite songer à fournir un abri conve- 
nable. Le choix de la race est une grosse préoccupation pour beaucoup de 
gens, mais au Canada nous n'avons guère que trois races à notre disposition, 
savoir, les Toggenbourg, Saanen, et Nubienne. Le meilleur conseil que l'on 
puisse donner peut-être à ceux qui ne savent pas quelle race prendre est de 
parcourir. la section des chèvres à l'une ou l'autre de nos grandes expositions 
où un concours est ouvert aux chèvres laitières. Il y a de bonnes et de mauvaises 
familles dans toutes les races; il y a aussi des espèces ou des familles préférables 
à d'autres. Il serait utile également de voir le plus grand nombre possible des 
bons éleveurs de chèvres pour discuter avec eux les mérites de leurs races 
respectives. 

L'ACHAT D'UNE CHÈVRE 

Si vous êtes tout à fait ignorant au sujet des chèvres, adressez-vous à un 
éleveur en qui vous pouvez avoir toute confiance ou faites-vous accompagner 
d'un ami qui a de l'expérience. Il est toujours bon de voir la bête avant de 
l'acheter. Il y a beaucoup de mauvaises chèvres sur le marché et il y a toujours 
des gens qui sont prêts à vendre à gros prix de pauvres chèvres à des acheteurs 
confiants. Quand vous achetez une chèvre à lait, rappelez-vous que c'est du 
lait que vous cherchez, soyez présents une fois ou deux quand on trait la chèvre 
et notez le temps qui s'est écoulé depuis qu'elle commence à donner du lait et 
le nombre de petits qu'elle a produits; une chèvre n'atteint son maximum de 
production qu'à son troisième chevreau; à ce moment elle donne souvent deux 
fois plus de lait qu'à son premier chevreau. 

Le printemps est la meilleure époque pour faire l'achat, car c'est à cette 
saison que la grande majorité des chèvres mettent bas. Si vous achetez deux 



SANS CORNES. 10 




APPARENCE GENERALE _I0 
TAILLE ET P0IDS.5 



PATURON 



FiG. ô. — Profil de chèvre d'un type modèle, régions du corps et leur valeur. 



8 

chèvres, prenez de préférence une bête de deux ans, qui vient de mettre bas, et 
une autre bête en gestation, qui doit mettre bas avant la fin de l'été. Vous 
serez ainsi sûrs d'avoir du lait toute l'année. 

Les chèvres qui viennent de mettre bas donnent généralement une quantité 
croissante de lait pendant le premier mois ou deux, après quoi, la production 
diminue graduellement, et finit par cesser complètement neuf ou dix mois après 
la mise-bas. Les chèvres d'une bonne espèce laitière continuent souvent à 
donner du lait toute la deuxième année sans être fécondées. 

Les gens sans expérience achètent souvent une chèvre qu'ils croient être 
pleine mais qui ne l'est pas, parce que les chèvres auxquelles on donne une ration 
généreuse de grain se gonflent parfois tellement qu'elles paraissent être en 
gestation. Rappelez-vous qu'il est difficile de dire si une chèvre est en gestation 
ou non jusqu'à six semaines environ avant l'arrivée du chevreau; on peut alors 
sentir la tête dure du chevreau en appuyant les doigts sur le ventre de la bête. 

Quand vous achetez une chèvre de race pure, demandez à voir le certificat 
d'enregistrement ou demandez au vendeur de fournir la garantie que la chèvre 
est enregistrée comme bête de race pure; il faut aussi que le vendeur fasse 
transférer la chèvre au nom de l'acheteur dans les registres de l'Association 
canadienne de la chèvre (Bureau national canadien de l'enregistrement du bétail) 
et qu'il lui remette le certificat d'enregistrement. Il est parfois bon de retenir 
une partie du prix jusqu'à ce que le certificat soit délivré. Une bonne précau- 
tion également est de n'acheter des chèvres que dans les troupeaux qui ont des 
femelles inscrites au Livre d'Or. Les chèvres issues de femelles bonnes laitières 
et de mâles provenant eux-mêmes de femelles à bonne production, devraient 
donner beaucoup de lait, à condition d'être bien soignées. 

PRIX DES CHÈVRES 

Les prix varient suivant l'offre et la demande. On peut trouver au Canada 
des chèvres de race pure et métisses ou croisées. Il y a aussi des chèvres de 
race pure inscrites au Livre d'Or. Naturellement, la progéniture des bêtes 
inscrites au Livre d'Or est celle qui coûte le plus cher. Celles qui ont remporté 
des prix aux expositions ou qui sont issues de chèvres primées obtiennent égale- 
ment de bons prix. Le débutant agira sagement en prenant pour commencer 
une bonne chèvre métisse, qu'il pourra plus tard changer pour une bête de 
race pure. 

CONSEIL AUX VENDEURS DE CHÈVRES 

A l'heure actuelle, le principal débouché pour les chèvres laitières se trouve 
chez les débutants qui entreprennent cet élevage pour la première fois. En 
général, ces gens-là ne sont pas riches, mais ils paient environ de quinze à 
vingt dollars pour une chèvre métisse qui vient de mettre bas ou qui doit le 
faire sous peu. Lorsque ces éleveurs de chèvres seront établis permanemment, 
on compte que beaucoup d'entre eux pourront acheter des sujets d'un prix plus 
élevé. 

L'ENTRETIEN DU TROUPEAU DE CHÈVRES EN ÉTÉ 

On se fait beaucoup d'idées fausses au sujet des pâturages pour les chèvres. 
Un changement fréquent de pâturage est important, et lorsqu'on tient une couple 
de chèvres sur un petit morceau de terrain ou dans un jardin maraîcher, le 
moyen le plus satisfaisant est de les attacher à un piquet. Ce piquet devrait 
être changé de place une fois par jour pour que les chèvres aient deux parcelles 
d'herbe fraîche à leur disposition. 

Au printemps, les chèvres peuvent aller au pâturage en même temps que les 
vaches. Il est toujours plus sûr de les y mettre graduellement, d'abord une 
demi-heure, matin et soir, et en allongeant chaque période d'alimentation d'une 
demi-heure par jour jusqu'à ce qu'elles se soient habituées à la verdure. Les 
chèvres attachées à des piquets seront traitées de la même façon. 

Les chèvres fortes laitières exigent une surveillance attentive lorsqu'on les 
met au pâturage et pendant tous les mois de l'été. Il peut être avantageux de 



9 

donner un peu de foin le soir ou à l'heure de la traite, et il peut être bon égale- 
ment de donner une légère ration de grain pour maintenir la production du lait. 
Les chèvres peuvent sans inconvénient être mises avec les vaches ou les autres 
bovins car elles mangent l'herbe plus courte, et les unes ne souffrent pas de la 
présence des autres, à moins qu'il n'y ait un excès de bêtes sur les pâturages. 

Les jardiniers maraîchers préfèrent tenir les chèvres sous abri toute l'année, 
et ils leur donnent différentes espèces de verdure ou de plantes fourragères au 
printemps et en été, en plus du grain et du foin. Les jardiniers maraîchers ont 
généralement une grosse provision de feuilles de légumes, d'épluchures de blé- 
d'Inde ou d'autres déchets qui sont appréciés par les chèvres, et ils peuvent ainsi 
les nourrir très économiquement et maintenir la production du lait. Les choses 
essentielles clans l'alimentation des chèvres, de même que dans celle des autres 
catégories de bestiaux, sont la régularité dans l'alimentation, l'emploi d'aliments 
frais et sains, une abondance d'eau pure et fraîche et une ration bien équilibrée. 

PÂTURAGE AU PIQUET ET EMPLOI D'UN CARCAN 




FiG. 6.- — Piquet et carcan. 



10 

Les chèvres ont une tendance à courir au large sur une grande étendue de 
terrain et il est bien difficile de les empêcher d'entrer dans les jardins ou dans 
les récoltes de grande culture à moins de les tenir attachées à un piquet ou de 
leur mettre un carcan. 

Il est nécessaire d'avoir un piquet et une chaîne ou une longe n'ayant pas 
moins de 15 pieds de long si les chèvres doivent être retenues sur un même 
endroit. Le piquet reproduit à la figure 6, qui est muni d'un tourniquet à 
l'extrémité, est très sûr, à condition qu'il soit bien enfoncé dans la terre pour 
que la corde ou la chaîne ne puisse s'enrouler autour. Le carcan est employé 
pour retenir les chèvres dans les parcs ou les cours dont les clôtures ne sont 
pas très bonnes. Les chèvres attachées aux piquets ou enfermées dans un parc 
ou dans un champ doivent toujours avoir un approvisionnement régulier d'eau. 

SOIN DES CHÈVRES EN HIVER 

Les chèvres exigent à peu près les mêmes soins que les vaches laitières. 
Il leur faut un abri pour les temps humides et froids. En automne il faut les 
rentrer dans l'étable le soir. Dès que le temps se refroidit on les y retiendra 
de plus en plus longtemps, et en hiver on ne les laissera sortir qu'une fois par 
jour pour prendre leurs ébats. 

Le meilleur fourrage pour l'emploi en tout temps est le foin de trèfle ou de 
luzerne, mais on ne doit en donner que ce que les chèvres peuvent manger 
promptement, sans en laisser, deux fois par jour. Elles sont friandes également 
de choux ou de racines sous forme de navets ou de betteraves fourragères, qui 
peuvent être donnés régulièrement dans les quantités qu'elles peuvent consom- 
mer sans perte. L'avoine doit former le grain principal, et l'on peut y ajouter 
de 5 à 10 pour cent de tourteau de lin ou 25 pour cent de son. Les chèvres 
mangent plus ou moins de grain et l'on donnera à chacune d'elles la quantité 
qui paraît être celle qui est nécessaire pour produire le plus gros rendement de 
lait. Si les chèvres sont maigres, il est bon de mélanger un peu de blé avec 
l'avoine. En général, cependant, les grains plus lourds et plus engraissants 
doivent être donnés en petites quantités. On donne le grain deux fois par jour, 
matin et soir. Les chèvres aiment à brouter et l'on pourra satisfaire leur désir 
sous ce rapport en mettant dans la cour où on les laisse prendre leurs ébats 
quelques broussailles apportées du bois voisin. 

ABRI 

Ceux qui se proposent d'élever des chèvres auront plus de plaisir à faire 
cet élevage s'ils peuvent offrir à leurs bêtes un local propre et bien aménagé. 




FiG. 7. — Petite chèvrerie attachée au garage. 



11 

Quand on a une étable vide ou dont une partie seulement est employée, le 
problème du local est en grande partie résolu car tout ce qui est nécessaire est 
de réarranger le bâtiment pour qu'il puisse loger des chèvres. On peut facile- 
ment convertir une stalle vide à chevaux en deux stalles à chèvres sanitaires et 
confortables. (Voir figure 10.) 

Lorsqu'il n'y a pas de bâtiment que l'on pourrait employer, les indications 
suivantes pourront être utiles. Le bâtiment le meilleur marché est un appentis, 
et comme la plupart des gens ont un garage pour l'automobile, la chèvrerie peut 
être construite sur un côté du garage, de préférence du côté est ou ouest, suivant 
les vents prédominants et la commodité. Cet arrangement donne un bâtiment 
plus chaud, surtout dans les parties plus froides du Canada. La plupart des 
éleveurs ne se proposent pas de garder plus de deux chèvres, l'une pour fournir 
le lait en hiver et l'autre en été. Dans ce cas, il suffit d'avoir deux stalles, et un 
petit bâtiment faisant face au sud, muni d'une porte et d'un châssis pour la 
lumière, fournit toute la place nécessaire. Si cela est possible, on pourra pour- 
A r oir un espace pour emmagasiner le foin et le grain dans le garage. Si l'on se 
propose d'élever des chevreaux, on pourra ajouter un petit "box-stall" ou loge. 
Le bâtiment doit être pourvu d'un bon appareil de ventilation qui permet à 
l'air frais d'entrer et à l'air vicié de sortir. Le châssis doit également être sur 
charnières et arrangé de façon à pouvoir s'ouvrir en partie afin d'activer la 
ventilation pendant les jours de grande chaleur. Le béton fait le meilleur 
plancher, et le plancher de la stalle ou de la partie du fond de la stalle doit 
avoir une pente suffisante pour que l'urine puisse s'en écouler et que le fumier 
puisse en être enlevé aisément. Si le sol est humide sous la bergerie ayez soin 
de le recouvrir d'une couche de gros gravier ou d'escarbilles (cinders) pour que 
le plancher de béton reste sec lorsqu'il sera posé. Cette précaution tend égale- 
ment à empêcher le sol de se soulever. La surface de ciment doit être de 
plusieurs pouces au-dessus du niveau du sol pour prévenir tout risque d'inonda- 
tion par l'eau de surface. 



16' 



COUR ABRITEE 
15" 



LOGE OU BOX 



O 



COFFRE 
À GRAIN 



1'9" ALLEE OU COULOIR 



^2' 



-MANGE-OW-E-S 



■l'I"- 



1'5' 



G 



2' 



ALLEE D'ALIMENTATION 1' PORTE-CHAUDIERES 
I EN PLACE 



CHAMBRE 
D'ALIMENTATION 



PLANCHER 
DE TRAITE 



O 



I I 




O 



19 



I I 




COUR ABRITEE 



Fig. 8. — Plan d"une chèvrerie. 



12 



Le plan de la chèvrerie varie plus ou moins naturellement suivant le nom- 
bre de chèvres que l'on se propose de garder. Le plan suivant (figure 8) fournit 
toute la place voulue pour cinq à huit femelles, avec une loge pour les 
chevreaux, qui peut aussi être employée pour les chèvres lorsqu'elles mettent bas. 
Les stalles sont de chaque côté d'une allée centrale d'alimentation qui s'ouvre 
dans la chambre d'alimentation. Ce plan pourvoit à une abondance de lumière 
et à une bonne ventilation. Il facilite le travail et assure toute la propreté 
possible. 

On voit également à la figure 8 le plan des stalles, dont la largeur varie 
suivant la taille des chèvres. Les stalles se construisent par sections indivi- 
duelles ou par paires pour que l'on puisse les enlever de temps à autre, afin de 
laver et de désinfecter stalles et planchers. 



fe-â* 




FlG. 



-Plan d'une stalle pour le® chèvres. 



Chaque stalle est munie d'une planche mobile placée à hauteur commode, 
pour tenir une chaudière d'abreuvage ou un plat dans lequel on met le grain. 
On glisse cette planche facilement en place et on l'enlève lorsqu'elle ne sert pas. 
La figure 10 montre une simple méthode d'attache par laquelle la corde reste 
attachée à la stalle lorsque les chèvres sont mises dehors, ou si on le désire, la 
corde peut être détachée de l'anneau de la stalle et servir pour conduire la 
bête. 

LITIÈRE 

Les chèvres préfèrent en tout temps les planchers propres, durs et secs. 
On peut se servir de paille lorsqu'il fait froid, à condition qu'elle soit bien sèche 
et bien fraîche, mais il faut avoir soin d'enlever la paille mouillée tous les jours. 



13 

En été, les chèvres préfèrent se reposer sur de faux-planchers attachés au côté 
d'un bâtiment ou même sur le sol sec. Lorsqu'il pleut, il faut toujours fournir 
aux chèvres un endroit sec et propre pour dormir; en fait, on doit toujours les 
tenir dans le local ou leur fournir un abri pendant les pluies. 

REPRODUCTION 

La chèvre porte de 147 à 152 jours. La saison habituelle de lutte est de 
septembre à mars, mais les bêtes qui sont nourries en stalles ou qui reçoivent 
une ration abondante de grain peuvent avoir plusieurs périodes de chaleur 
pendant les mois d'été. Les périodes de chaleur reviennent toutes les trois 
semaines. Si le bouc auquel la chèvre doit être menée est à quelque distance de 
là, il vaut généralement mieux de l'y conduire au premier signe de chaleur et 
il peut être bon de la laisser avec le bouc pendant une couple de jours. En 
général, la chèvre qui est luttée à tout moment entre septembre et mars est 
fécondée à condition qu'elle soit saine et que le bouc soit bon géniteur. Il ne 
faut pas faire lutter les chevrettes avant l'âge de dix-huit mois. Beaucoup de 
chèvres n'atteignent pas toute leur taille surtout parce qu'elles sont luttées trop 
tôt. 




Fig. 10.— Plancher de traite. 



MISE-BAS 

Quelques jours avant que la chèvre soit prête à mettre bas, il faut la mettre 
clans une loge ou un box-stall où elle sera tenue de façon aussi confortable que 
possible ^sous tous les rapports. Après la mise-bas on lui donnera une nourri- 
ture légère pendant quelques jours. On ne lui donnera que du foin de la 
meilleure qualité sous forme de trèfle et de luzerne, et pas de grain le premier 
jour. Une légère buvée chaude de son et d'eau tiède suffira. Au bout de 48 
heures, on peut augmenter graduellement la ration de grain pour la porter à 
son maximum et donner également une abondance de nourriture succulente sous 
forme de racines ou de choux. 



14 
MALADIES 



Les chèvres sont en général peu exposées aux maladies, mais elles souffrent 
parfois de malaises, et le tableau suivant des maladies, des symptômes et des 
traitements, peut être utile: 



Maladies 



Rhumes. 



Bronchite.- 



Constipation. 



Gonflement chronique. 
Diarrhée 



Dysenterie. 



Inflammation interne. 
Inflammation du pis. . 



Trayons douloureux . 



Engorgement des trayons 
Trayons coulants 



Symtômes 



Le nez et les oreilles coulent: 
frissons; poil hérissé 



Mêmes que ci-dessus, respira- 
tion rapide, toux sèche, qui 
se dégage jusqu'à ce que le 
mucus soit rejeté 



Distension de l'abdomen. 



Evacuations maigres, visqueu- 
ses, à odeur désagréable 
fièvre; pas d'appétit; la chè- 
vre s'affaiblit et s'émacie. 



Pis gonflé, chaud et douloureux 
au toucher. 



Dû à un engorgement de lait 
ou parfois de matière. 



Traitements 



Vbri chaud; couverture; gruau chaud ou buvées- 
de son. Donnez 2 cuillers à soupe de sels 
d'Epsom avec 1 cuiller à thé de gingembre. 

Comme ci-dessus; donnez des inhalations de 
térébenthine deux ou trois fois par jour, en 
versant de la térébenthine sur un peu de sciure 
de bois au fond d'une chaudière, ajoutez de 
l'eau bouillante, et tenez la tête de la chèvre 
dans la vapeur, en ayant soin d'éviter qu'elle 
se brûle. 

Environ une once de sel d'Epsom dans une 
chopine d'eau chaude, et des buvées chaudes 
de son. 

1 cuillerée à thé de charbon de bois en poudre 
dans la nourriture tous les jours. 



Administrez une purge d'huile de ricin (huile 
de castor), 4 on.; si la diarrhée continue 
donnez \ on. de craie préparée dans une cho- 
pine d'eau chaude ou de lait tous les deux 
jours. 

Administrez de l'huile de ricin et donnez du 
bon foin et du gruau. Donnez de la craie 
comme ci-dessus, et également 5 grains de 
sulfate de fer deux fois par jour dans l'eau. 

(Voir vétérinaire). 

Frottez le pis avec de l'huile phéniquée: trayez 
soigneusement et à fond; donnez 2 on. de sel 
d'Epsom tous les deux jours. Appliquez des 
fomentations chaudes si le pis est dur et 
séchez parfaitement. Si le chevreau suce, 
enlevez-le et nourrissez -le h la main. 

Les plaies ou les égratignures sur le pis ou le 
trayon devraient toujours être lavées et 
enduites de vaseline phéniquée. 

Amollissez au moyen de fomentations chaudes 
et pétrissez entre les doigts. 

Se guérissent difficilement. Plongez dans de 
l'eau d'alun, et enduisez de collodion. 



ELEVAGE DES CHEVREAUX 

En général, il n'est pas avantageux d'élever des chevreaux, surtout les 
mâles, à moins qu'ils ne soient de souche de qualité supérieure et qu'il n'y ait 
de bonnes chances de pouvoir les vendre pour la reproduction. 

Les chevreaux, qui sont généralement au nombre de deux, se tiennent sur 
leurs pattes presque immédiatement après la naissance; si l'on ne désire pas les 
faire téter leur mère, il faut les en séparer et les mettre, dans une loge sur de 
la paille, jusqu'à ce qu'ils soient bien ressuyés, après quoi on traite la mère et 
on nourrit les petits au moyen d'une bouteille ou on leur enseigne à boire dans 
une casserole. Pour nourrir les petits à la bouteille, le melleur moyen est de se 
servir du téton Hygeia, ou d'un genre semblable, qui s'ajuste sur la bouteille à 
lait ordinaire. On élargit le trou dans le trayon en y passant un morceau de 
fil de fer chauffé au rouge de la grosseur d'une fine aiguille à tricoter. Pendant 



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la première semaine on donnera \ de chopine de lait quatre ou cinq fois par 
jour; après cela, il suffira d'en donner trois fois par jour en augmentant gradu- 
ellement la quantité. Après la deuxième ou la troisième semaine, de l'eau de 
farine d'avoine ou de la moulée à veau et de l'eau réchauffée, peuvent remplacer 
une partie du lait si l'on a besoin de celui-ci pour la maison. Les chevreaux 
commenceront bientôt à grignoter des branches et du foin; après la troisième 
semaine il faut leur donner également du son ou du petit son (gru) à un endroit 
où ils pourront le manger sans être contrariés par les chèvres adultes; on les 
sèvre généralement à l'âge de 6 à 8 semaines. Ce sevrage ne se fait pas sans 
difficulté lorsqu'on les a laissé courir avec la mère, car les chèvres deviennent 
très attachées à leurs petits et se laissent téter par eux jusqu'à ce qu'ils aient 
toute leur taille. Les chevreaux que l'on destine à la reproduction devraient 
recevoir du lait aussi longtemps que possible. Ceux que l'on destine à la 
production de la viande doivent être châtrés entre les âges de 10 jours à trois 
semaines. 

IMPORTATION 

L'importation des animaux au Canada est réglée par le Gouvernement 
fédéral et régie par les règlements de deux ministères, savoir, le Ministère des 
Douanes et la Division de l'hygiène des animaux du Ministère de l'Agriculture. 
Les chèvres de race pure enregistrées sont admises en franchise, mais toutes les 
autres chèvres, qu'elles soient enregistrées comme métisses ou comme sujets de 
race pure d'Amérique, doivent payer un droit de 25 pour cent. Le Gouvernement 
canadien ne délivre pas de permis pour l'importation des chèvres d'Europe à 
cause de la fréquence de la fièvre aphteuse sur ce continent, mais il en délivre 
pour celles qui viennent de Grande-Bretagne depuis que la Quarantaine de 
Londres a été acceptée. Les importateurs doivent d'abord s'entendre avec le 
Ministère anglais de l'Agriculture et des Pêcheries pour avoir de la place à la 
Quarantaine de Londres, puis demander un permis au Ministère de l'Agriculture 
au Canada. 

Les chèvres sont retenues à la Quarantaine de Londres aux frais de l'im- 
portateur pendant une période de quatorze jours. Pendant ce temps, elles sont 
sous la surveillance des fonctionnaires du Ministère anglais, et lorsqu'elles 
s'embarquent pour le Canada elles sont couvertes par les certificats de ces 
fonctionnaires. A l'arrivée au littoral canadien, elles sont tenues en quarantaine 
pendant deux semaines aux frais de l'importateur. 

Il est permis également d'importer des chèvres des Etats-Unis, mais ces 
importations sont également régies par les règlements destinés à prévenir l'entrée 
des maladies au Canada, et ces règlements doivent être suivis en tous points, 
sinon les importateurs s'exposent à de gros frais et à de gros ennuis. 

Pour plus amples renseignements sur l'importation, s'adresser à la Division 
de l'hygiène des animaux, Ministère de l'Agriculture, Ottawa, et au Bureau 
national canadien de l'enregistrement du bétail, Ottawa. 

ENREGISTREMENT 

Au Canada, l'enregistrement de la progéniture des chèvres de race pure est 
conduit par la Société canadienne de la chèvre (Canadian Goat Society) et le 
Bureau national de l'enregistrement du bétail à Ottawa. Ce registre contient 
également les sujets de souche inspectés par l'inspecteur du Gouvernement fédéral 
en 1917 et la progéniture de ces sujets issue de boucs de race pure. 

La classe de sujets de souche a été établie pour les chèvres qui se trouvaient 
déjà au Canada et qui avaient été reçues à l'inspection par un représentant du 
Commissaire fédéral de l'industrie animale avant la fin de 1917; elle avait pour 
but de fournir aux éleveurs l'occasion d'établir à la longue une souche de race 
pure avec les nombreuses bonnes chèvres se trouvant déjà au pays qui n'étaient 
pas enregistrées mais que l'on considérait dignes d'être enregistrées pour cela, 



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en raison de leur bonne aptitude laitière ou reproductrice. L'inspection a été 
faite par un fonctionnaire du Ministère de l'Agriculture à Ottawa, et quelque 
200 chèvres ont été jugées dignes d'être enregistrées comme sujets de souche. 
Ces chèvres de souche portent à l'oreille gauche une plaque de métal avec les 
lettres F.S. (Foundation-stock) devant les numéros et sur leurs certificats d'enre- 
gistrement. Il doit être bien entendu que la classe des sujets de souche est 
limjtée à ces animaux qui ont été. inspectés avant la fin de 1917, et qu'aucun 
autre animal ne peut être inscrit dans cette classe. Depuis 1923, toutes les 
chèvres enregistrées doivent être tatouées aux deux oreilles pour identification. 
Le tatouage de l'oreille droite donne les lettres de l'éleveur et celui de l'oreille 
gauche un numéro de troupeau et des lettres indiquant la date de naissance — 
A pour 1923, B pour 1924, et ainsi de suite. 

Au Canada, les chèvres de race pure sont inscrites au Bureau national 
canadien de l'enregistrement du bétail. Il a été établi des règlements pour le 
contrôle de la production des chèvres laitières et tous les ans un certain nombre 
de chèvres se qualifient pour l'inscription au Livre d'Or des chèvres. 

La Société canadienne de la chèvre, incorporée en 1917, est sur le même 
pied que toutes les autres sociétés canadiennes d'élevage et coopère avec le 
Bureau national canadien de l'enregistrement du bétail et le Ministère fédéral 
de l'Agriculture en ce qui concerne l'admission des races de chèvres de pur sang, 
les registres de généalogie, le Livre d'Or pour les chèvres laitières et les autres 
questions d'importance dans l'industrie des chèvres de la province ou de la 
localité. 

Les sociétés provinciales et locales d'éleveurs de chèvres s'occupent égale- 
ment d'autres questions comme les listes de prix pour les chèvres laitières aux 
expositions, les expositions de chèvres et toutes les questions qui peuvent inté- 
resser l'élevage des chèvres dans la province ou le district local. 

ATTESTATION 

L'auteur désire reconnaître l'obligeance du Ministère de l'Agriculture de la 
Colombie-Britannique qui a consenti à prêter les clichés paraissant aux pages 
3, 4, 5 et 7. 



Ottawa: J.-O. Patenaude, 0.3.1. , Imprimeur de Sa Très Excellente Majesté le Roi, 1935. 



Ç.ft'fpA OTTAWA K1A OCS 



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